Vision Numérique digital_humanism

Publié le 9 décembre, 2014 | par Stéphane Favereaux

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Edito : du sens et du digital !

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Cette chronique a été rédigée initialement pour Le Comptoir Digital du 5 novembre 2014 sur Radio Campus Paris.

Pour écouter / réécouter cette émission, il suffit de se pencher sur le podcast.

(NdlA : les jeux de mots et autres à-peu-près qui parsèment cette chronique sont totalement presque fortuits et globalement volontaires.)

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audience

Chers auditeurs, chers chroniqueurs, chers amis, monsieur le juge efflanqué dans ton vin, Bonsoir.

Voici 15 jours, nous recevions Dominique Wolton. Merveilleuse émission que celle-ci… Délicieux échange intellectuel, enrichissant. Il va revenir bientôt au Comptoir

Mais ce qui mit en éveil mes neurones titillés par ce grand homme, c’est sa volonté de revenir à un véritable humanisme.

Malheureusement, ce n’est pas en cette période immensément impertinente, tout autant lié à l’échange qu’à la diffusion de la connaissance, que les choses risquent de s’améliorer et que cet humanisme désiré pourra s’exprimer pleinement.

Prenons un grand magazine largement diffusé en France, Télé Z, et penchons-nous sur le programme TV de ce samedi soir, demain, donc, pour ceux qui ont des problèmes de calendrier ou de vision à court terme. (NdlA : chronique faite le 5 décembre 2014)

Première chose qu’on y remarque, on est dans un plat pays.

Non pas en Belgique, ni au Pays Bas de Hollande mais dans un pays au moral plat se relevant avec tout autant de platitude que de vide politique avec Naboléon qui vend à l’UMP un coup d’état, l’honnête de retour dit-il, mais avec lui le vice larde le droit…

Et quand on parle de président, on remarque qu’avec l’âge des compagnes de Hollande qui baisse sans cesse, on sera bientôt au Palais de l’Alizée et Valsera Lolita sous les ors de la république, la raie publique n’ayant rien a voir avec le fondement d’une fille de joie offerte à la population.

Bref, revenons à la ronde de la Nation qui avance en cercle, c’est dire si elle progresse.

Le vide politique que j’évoquais plus haut s’exprime aussi dans tous les reportages télévisés quand Marine marchande les voix en bonne commerciale, voix menant vers un port-à-faux espoir. L’amnésie pousse au suicide social et avec son côté autocratique, on peut dire de Marine qu’elle frôle, voire qu’elle rase Poutine.

Elle fout une trouille bleue, et ce n’est pas un bleu Klein, pour rendre hommage à Greg au rire jaune, vu le jeu de mot fait à l’instant, mais avec une trouille bleue et un rire jaune, on est vert de peur, au final.

Le Retour à un véritable humanisme n’a pas besoin qu’on lui tienne la main, la pensée ou la laisse, mais nécessite un retour au savoir, à la connaissance…

Nul n’est besoin qu’on donne à l’homme sa gamelle médiocre d’égo pillant l’intelligence pour faire exploser son QI de piaf à coup de grenade.

Samedi 6 décembre, donc, sur TF1, des demoiselles vont vouloir devenir Miss. On va élire des Miss au génie limité (oui, c’est un a peu près) !

Même si certaines sont physiquement intelligentes, ce ne sont pas des prix Nobel de physique.

Pour autant, ces canons de beauté sont plus proche du boulet que de la médaille Fields, Fields, c’est des maths, c’est pas Michel, philosophe télévisuel à pipeau…

Mais, si on revient sur les Miss, il faut en effet parfois payer de sa personne, mais tout dépend de la position prise, je parle d’idéologie, bande d’obsédés, il faut remarquer que TF1 a su réunir un jury dingue. Valérie Bègue, Shy’m, Laure Manaudou… ça laisse rêveur !

Laure Manaudou, qui nage en eaux troubles depuis que le Net l’a vue nue et le regrette, ou Shy’m qui lève la main et crie Ricard au Comptoir Digital pour mettre le doigt sur le vide de Valérie bègue, autre jury, diction foirée habituelle que l’on connaît dans les concours de miss quand elles prennent la parole.

Elles parlent comme personne, gênant quand on croit qu’on va devenir quelqu’un, paré d’une écharpe,  pour finalement représenter la France de Foucault, de Jean-Pierre qui présente, pas de Michel qui pense un oeil rivé sur le Pendule, de Foucault justement, qui va finir par s’arrêter de tourner, puisqu’une terre qui n’avance plus n’a plus besoin de tourner dans le bon sens, mais tourne en rond sans donner de sens, justement, à l’humanité.

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Si l’homme est doué d’intelligence, il n’est visiblement pas toujours doué pour s’en servir. Il vaut mieux qu’il regarde sa télé sans trop tirer sur la laisse.

Ça rassure ceux qui pensent pour lui et qui élisent des Miss ici, pis des pas trop moches.

L’autre exemple de prétendu humanisme s’exprimera aussi par l’exposition larmoyante jusqu’à la nausée, mais malheureusement nécessaire, du téléthon sur France 2…

Donner en spectacle la souffrance et la maladie pour récolter des fonds, alors que je parlais de Stephen Hawking en début d’émission, pour en faire le portrait, laisse, là aussi, penseur.

Alors que l’on pourrait miser sur l’intelligence, on préfère parier sur le pouvoir lacrymal de la vilenie de présentateurs placés face aux myopathes aux gènes foireux.

Alors, pour relayer ces deux exemples d’anti-humanisme, Twitter va se remplir de messages, de hashtags. On pourra donner au Téléthon, tant mieux, et voter en ligne pour les Miss, tant pis.

On se demande si la myopathie cérébrale de TF1 ne sert pas, finalement, la cause de France 2 et de l’AFM, pas de la FM sur laquelle nous émettons mais l’Association Française contre les Myopathies.

On se demande aussi si les Miss ont vu le Loup, Garou  est en effet le parrain du téléthon…

Au moins, on aurait appris quelque chose de pertinent dans ce week-end de télévision

On le constate, on est loin, très loin, de cet humanisme dont nous parlions avec Dominique Wolton !  Au pire, pour ne pas finir de sombrer, on fait autre chose d’intéressant durant le week-end. On lit, par exemple.

Pour redonner du sens aux utopies, en créer de nouvelles, pour redonner du sens à l’humanité, peut-être faudrait-il réfléchir ensemble et non s’exposer séparément en allant droit dans le mur, mur facebookien silencieux et bétonné d’un idéal qui n’en est pas un…

Mais Mark Zuckerberg rit de tous nous y voir, et Marc Zuckerberg raque pour nous y faire rester, sur son réseau ! Et puisque dans le passé, Facebook tint à nos données pour grandir, on peut aussi les lui retirer, on n’est pas des chèvres ! Ce serait une forme de coïtus interruptus du Social Media pour éviter d’aller trop loin avant qu’il ne soit trop tard ? non ?

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À propos de l'auteur

Chef de projet Digital, Social Media Manager, disciple de Bacchus



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