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Publié le 12 décembre, 2013 | par Stéphane Favereaux

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Web in Alps : « No Bullshit in Digital » vol. 2

Après le premier article relatant  neuf premiers points,  la présentation grenobloise pour Web In Alps 9 incluait également les idées « Bullshit » suivantes :

10) Grosse communauté = influenceur.

Les limites de l’influence, la définition de l’influence, le rôle des influenceurs…. autant de sujets polémiques revenant toujours sur le devant de la scène digitale. Un article de Vincent Bézard éclaire fort bien les choses de l’influence… Si influencer une personne revient à modifier, changer, sa façon de penser, d’agir, de consommer à court, moyen ou long terme, quels indicateurs peuvent fonder la part réelle d’influence de telle ou telle personne dans un écosystème où les points de contact avec une marque sont multiples  ? Comment mesurer la part d’influence de chacun d’entre eux ?  Un influenceur est plus exactement quelqu’un de visible, suivi, sans pour autant qu’il puisse modifier nécessairement un comportement.

Enfin, pour ce qui concerne la question du si merveilleux Klout, c’est vers Cyril Rimbaud (Cyroul)  et son article sur les Klout, Kred, et autres indices de présence, de visibilité, que je vous renvoie.

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11) Achat de Followers, de fans

Une des pires erreurs qui puisse être pour une marque ! A ne jamais pratiquer quelles que soient les « masses critiques », les « effets de masse », les « effets moutons », les « le monde attire le monde »… que l’on entend ou lit de ci de là dans nombre d’articles. Une marque doit être loyale, honnête et authentique, faute de quoi, la communauté le voit, peut se sentir trahie par sa marque.

Et mettre en avant une communauté artificiellement gonflée ne serait-il pas une forme de publicité mensongère, en donnant à voir une masse de fans loin d’être en rapport avec la réalité ? Les consommateurs ne sont pas aussi dupes qu’on pourrait parfois le penser…

Je renvoie, là encore, vers un autre article publié ici sur ces achats de fans.

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12) « Faire du buzz »…

Encore faut-il le faire avec des contenus pertinents, à valeur ajoutée, en ayant quelque chose à dire aux communautés, aux clients, et le tout, bien sûr, avec une vraie stratégie de communication incluant un volet on-line et ses relais média traditionnels nécessaires.Qui pis est, faire le buzz n’est pas une fin en soi. C’est d’abord une stratégie…

Matthieu Dufour s’en est ému ici même : Tu veux buzzer avec moi ?

Quant à l’Auwwwergne de la tentation, elle est un exemple d’un « buzz » parfaitement orchestré par Franck Confino et ses troupes de l’agence Adverbia.

13) Communiquer full digital : un vrai but

Encore une fois, puisque l’on va chercher les cibles là où elles se trouvent, il est assez inenvisageable de ne faire que du digital. Les relais médias traditionnels, hors média, street marketing, etc., s’avèrent bien souvent plus que nécessaires.

Digitaliser une marque ne veut pas dire abandonner les supports classiques au profit des Internets. Bien au contraire.

Les prises de paroles de la marque doivent émerger dans le magma incessant, en agitation constante, d’Internet. De fait, sans relais média, sans stratégie, sans contenu (une fois de plus), il est assez peu utile de s’escrimer à lancer un CM stagiaire sur des médias sociaux en croisant les doigts et en espérant que ça prenne auprès des communautés, des cibles. Le hasard n’est que rarement un élément probant en termes de stratégie de communication.

14) Le digital, c’est sans stratégie.

Cf. l’ensemble de cet article pour comprendre que ce n’est évidemment que du bullshit.

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15) Tout le monde maîtrise le digital

Evidemment, non. Que l’on puisse en être des usagers, cela ne fait aucun doute. C’est notoirement le cas avec les Digital Natives, mais de là à avoir une réelle maîtrise des enjeux, de la stratégie, de la créativité, dans cet écosystème des plus complexes, il y a quelques pas à franchir.

Oublier ses prismes déformants en termes d’usages, oublier que posséder un compte Facebook ou Twitter fait de nous des experts, oublier qu’un gamin avec sa page et ses groupes est un CM, ce n’est qu’un gamin avec sa page et ses groupes, rien de plus, est nécessaire.

Hervé Kabla et Yann Gourvennec ont signé « La Communication digitale expliquée à mon boss« , ce n’est pas pour rien.

Quant aux Digital Natives, ce n’est pas parce qu’ils naissent avec différents devices entre les mains qu’ils sont experts… ils ne sont qu’usagers et doivent commencer par désapprendre leurs mauvaises pratiques potentiellement ancrées en eux pour réapprendre les bonnes. Parfois, les formateurs, les agences, doivent faire des devis, tant ce processus peut-être long et complexe.

16) Brand content = viral

Une vidéo postée sur YouTube reste une vidéo postée sur YouTube. Elle n’est pas intrinsèquement virale. Il convient de ne pas l’oublier.

La viralisation impose une réelle stratégie et des médias traditionnels, des RP, etc. Rome ne s’est pas faite en un jour et Red Bull, Tipp-Ex, et bien d’autres, montrent l’exemple. Rares sont les marques ayant eu ce coup de bol de la viralisation instantanée.

Point suivant : un contenu ne sera viral que s’il est réellement qualitatif, créatif, original et qu’il apporte quelque chose aux fans, aux followers, aux clients….

17) Poster toujours aux mêmes heures pour être vu !

Là encore : bullshit. Nombre d’infographies expliquent, en fonction des médias sociaux et des secteurs d’activité, à quelle heure poster… Ce ne sont là que des moyennes d’usages particuliers… Une page social media se teste, s’évalue… On ne jette pas à l’eau en priant pour que ça fonctionne.

Une communauté se construit,  s’évalue, s’appréhende, se reconnaît aussi par des usages digitaux spécifiques, des moments de partage, de connexion… de fait, il faut tester avant tout et déterminer, à l’aide des bons KPI, les meilleurs moments de trafic, les typologies de posts, et il faut aussi savoir s’adapter en temps réel, surfer sur l’actualité…

18) Tout le monde voit tous nos posts sur Facebook

Evidemment, non. A moins d’avoir ajouté les pages suivies aux listes d’intérêt, d’être abonné pour recevoir des notifications et de checker chaque notification envoyée par chacune des page que l’on suit… Pourtant, nombre d’agences indélicates prétendent le contraire avec force arguments spécieux…

Je renvoie à nouveau vers Isabelle Mathieu et son excellent article à ce propos.

Et la liste pourrait encore être longue des ces idées fausses, préconçues, de ce bullshit remplissant les Internets, les stratégies des marques…. A vous de jouer pour compléter la liste dans les commentaires…

De fait, comment lutter contre le bullshit ? Simplement en pratiquant nos métiers en respectant les règles du jeu, de façon loyale, honnête, sans chercher à faire du fric pour faire du fric. Les personnes, les marques, ne maîtrisant pas le digital sont à accompagner dans cette démarche de digitalisation, pas à plomber avec des pratiques indélicates et bullshit.

La présentation faite à Grenoble le 30 novembre 2013 peut être consultée ici : 

Présentation Grenoble WIA9 (1)

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illustration légo / LOTR : http://www.gamergen.com/ps3/jeux/lego-seigneur-anneaux-fiche-74735

Illustration « Tweeter, c’est tromper » : http://golem13.fr/eroticom-affiches/

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