Coups d'éclat facebook-parametre-vie-privee

Publié le 6 décembre, 2012 | par Stéphane Favereaux

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Social Media : vie sociale et vie privée

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[Point de vue] Les médias sociaux depuis plusieurs années offrent à qui le souhaite (sans obligation) la possibilité de faire sauter les frontières du monde physique (IRL) et du numérique. Mais depuis que ces réseaux occupent le monde entier, la grande question de la vie privée revient sans cesse sur le devant de la scène Social Media.

Quand on s’inscrit sur un site tel que Facebook ou Twitter, des Conditions Générales d’Utilisation doivent être « validées », « approuvées », avant de s’inscrire et de commencer à publier. Qui les lit ? Un pourcentage infinitésimal d’internautes, on le sait tous. Une étude de l’Internet Society met en avant une info essentielle en la matière : seuls 12% des internautes déclarent lire les CGU (je doute qu’ils lisent tout sur Facebook !!!). Pourtant, nous les approuvons, bon an mal an.

On accepte, quand on coche la petite case, de fait, ce que le site fera de nos données. Il convient donc d’arrêter de stigmatiser les réseaux et médias sociaux si tant est que tel ou tel internaute trouve la chose inacceptable. Loin de moi l’idée de défendre ces réseaux à tout crin, mais quelques rappels de bon sens ne font jamais de mal.

 

Lire, éduquer, comprendre.

Un réseau social, comme son nom l’indique assez clairement permet d’avoir sur un support numérique une vie sociale. Une vie sociale, c’est une vie publique…. pas une vie privée ! Cette extension de nos vraies vies nous permet de communiquer sur tout et n’importe quoi, de diffuser de l’info en public ou à des cercles plus restreints en fonction de nos options de publication et de nos paramètres de sécurité. Il s’avère, d’ailleurs, pertinent, de temps à autre, de se pencher sur ces paramètres de sécurité qui évoluent sans cesse.

Il faut d’autant plus s’y pencher, notamment alors que Facebook nous appelle à voter jusqu’au 10 décembre. Un milliard de membres  actifs doivent ainsi se prononcer sur sa nouvelle politique d’utilisation de nos données et sa nouvelle déclaration des droits et responsabilités. Cela risque grandement d’être voté par défaut, cependant, les internautes ne semblent a priori pas se mobiliser en masse face à un réseau qui, faut-il le rappeler, n’existe que par et avec ses membres.

Le manque patent d’engagement des internautes sur ce type d’initiative pose nombre de questions. L’information est-elle suffisante ? Oui, si l’on est utilisateur professionnel… Non, évidemment, si on est un simple utilisateur no pro des réseaux ou si l’on porte peu d’intérêt à la question.

Vie publique, vie privée, vice caché ?

En aucun cas un réseau social ne nous prend en traître (à quelques exceptions près, ceci dit). Tout peut être lu, relu dans les CGU des sites, configuré par l’utilisateur, qu’il s’agisse de l’hydre Facebook ou du semble-t-il plus discret en l’occurrence Twitter, mais qui n’en agit pas moins. Cependant, Twitter protège ses membres… Qui plus est, les utilisateurs ne tiennent pas du tout les mêmes discours sur Twitter et Facebook en termes de protection des données et de leur exploitation. Twitter reste moins attaqué.

De plus, un profil Twitter est public par défaut. La vocation première de ce site est là : le partage d’informations… Nos profils doivent donc être publics et contiennent nettement moins de données personnelles que nos pages sur Facebook…  Cependant, rien n’empêche un internaute de verrouiller totalement son profil Facebook… Ne serait-ce que pour se protéger à l’endroit des autres membres du réseau. Il va de soi qu’on ne peut pas se protéger de Facebook qui, lui, a accès à nos données, n’en déplaise à ce que j’entends parfois parmi les personnes les moins au fait de ces petites choses.

A chaque utilisateur, de fait, de se pencher sur ces pages CGU rarement consultées, de gérer ses propres options et de s’engager réellement face à un site qu’il fait vivre… donc d’aller voter sur Facebook, même si cela pourra au final s’avérer peu utile.

Toujours est-il que dans une société de surexposition de nos égos Social Media où la frontière entre vie privée et vie sociale devient chaque jour plus ténue, plus mince, il va de soi que les revendications des internautes peuvent être légitimes… quitte à diffuser un hoax

 

Ensuite se pose la question de savoir ce que les réseaux font de nos données… Là-dessus, peu de communication, mais nous le savons tous. Un milliard de membres, une base de données actualisée en temps réel par les trackers Facebook, par exemple, aidés par les membres du réseau eux-mêmes… Sans commentaire !

La tentation du « tout publier »

Le manque de maturité de nombre d’utilisateurs mène souvent à la tentation de tout balancer, de tout publier, de tout dire… sans contrôler, sans réellement mesurer le risque derrière une photo, un statut… 49 % des internautes ont déjà publié des photos d’autres personnes sans aucune forme d’autorisation… Légal ? Non !

Tout dire de sa vie privée sur Facebook a-t-il un autre intérêt que celui d’exister à un autre niveau ? S’agit-il d’une quelconque pulsion scopique ? D’un réel besoin / désir d’exhibition ? Mais si l’on montre tout, si l’on dit tout, peut-on ensuite décemment reprocher à Google, à Facebook, à Twitter et aux autres d’exploiter ce qu’on leur donne ?

Responsabiliser

Chaque internaute reste responsable de son Personal Branding, de ce qu’il montre de lui, de ce qu’il construit sur les réseaux. Nous sommes devenus un mélange entre cette excroissance numérique et nos vies réelles. 60 % des français hyper-connectés… une donnée qui en dit long sur l’explosion des frontières IRL / 2.0…

Les jeunes publics doivent impérativement être sensibilisés à cet état de fait… Peut-on compter sur l’éducation nationale ? Mon expérience de formateur m’incite à ne pas y croire pour le moment…

Peut-on compter sur les parents ? Eux-mêmes manquent de recul et d’information… Il existe toutefois heureusement des instit’, des profs, notoirement sensibilisés sur cette question qui donnent des cours sur Twitter, y compris aux plus petits !

Informer sans cesse reste donc le point nodal de cette question. Cela peut éviter nombre de polémiques parfois infondées quant au manque de respect de nos vies privées sur les réseaux sociaux.

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À propos de l'auteur

Chef de projet Digital, Social Media Manager, disciple de Bacchus



2 Responses to Social Media : vie sociale et vie privée

  1. Yannick says:

    Hello,

    ton article peut-être complété par cet article, fort intéressant sur l’éducation digitale … http://blog.educpros.fr/jean-paul-pinte/2013/06/13/de-lutilite-denseigner-lidentite-numerique-des-le-plus-jeune-age/

    Bien à vous cher docteur !

    • Absolument !! En effet ! Excellent article parfaitement édifiant…. Mais d’ici à ce que l’éducation nationale intègre des formations avec des gens parfaitement compétents dans les écoles, les lycées… des formations sans jugement de valeur ou prisme déformant… il risque de se passer quelques années et quelques réels soucis pour les mômes.

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